Masterclass Cardio-métabolique

Les 14 et 15 juin 2024, s'est déroulé la seconde édition des Masterclass Cardio Métabolique à Nice, l'occasion pour les 70 médecins présents de faire le point sur la prise en charge de la dyslipidémie et de l'insuffisance cardiaque et de remettre le patient au cœur des stratégies thérapeutiques.

Revivez les moments forts de ces Masterclass Cardio Métabolique au travers de la vidéo Best-Of :

Ces rencontres inter-spécialités autour de la thématique « Coeurveillance en tandem avec nos patients» ont été co-construites avec un comité scientifique lui-même pluridisciplinaire :

  • Pr Eric Bruckert Endocrinologue, Paris
  • Prs Gilles Lemesle et Rémi Sabatier Cardiologues, Lille & Caen
  • Pr Emmanuel Andres et Dr Antonio Gallo Médecins internistes, Strasbourg & Paris
  • Dr lléana Désormais Médecin vasculaire, Limoges

VIATRIS SANTE, RCS Lyon 399 295 385, 1 rue de Turin – 69007 Lyon, locataire gérant du fonds de commerce de Viatris Up. VIATRIS SANTE, 1 bis place de la Défense - Tour Trinity - 92400 Courbevoie, établissement secondaire exploitant - FR-NON-2024-00535 - Octobre 2024

Les essentiels : Dyslipidémie

REDIFFUSION WEBINAIRE Cardiologie du 14 et 15 juin 2024

Que retenir de la session « Traiter tôt, intensément et précocement : optimisation du LDL-c et syndrome coronaire aigu » ?

L'interview post-session plénière sur la prise en charge de la dyslipidémie par le Pr Gilles Lemesle :

En 2024, les maladies cardiovasculaires sont toujours un sujet d’importance et il y a un réel enjeu à lutter contre l’inertie thérapeutique en abaissant le taux de LDL-c le plus rapidement possible après un évènement cardiovasculaire pour ainsi limiter la durée d’exposition des patients à des taux élevés de LDL-c.

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Transcription de la vidéo

Bonjour à tous,

Gilles Lemesle, cardiologue au CHU de Lille, responsable des soins intensifs de cardiologie. L'idée de cette intervention, est de revenir sur l'intérêt de traiter tôt, intensément et précocemment le LDL-cholestérol après un événement cardiovasculaire et notamment après un infarctus du myocarde.

Les quelques éléments que je voudrais reprendre avec vous sont :

Premièrement on sait très bien qu'aujourd'hui, malheureusement, il y a une inertie thérapeutique qui est assez importante dans la prise en charge des facteurs de risque, et ça concerne notamment le LDL-cholestérol. On a des données aujourd'hui dans la littérature (DISYS, EUROASPIRE ou le registre français CORONOR) pour nous dire que les patients sont insuffisamment traités après un infarctus du myocarde.

Deuxièmement on est habitués à avoir le lien entre un taux de cholestérol ponctuel et le risque cardiovasculaire résiduel d'un patient. Mais, on a aussi aujourd'hui des données pour nous montrer l'importance de la durée de l'exposition à ce taux de LDL-cholestérol et notamment plus un patient va être exposé longtemps à un taux de cholestérol élevé, plus son risque cardiovasculaire sera élevé pour un même taux à un moment t donné. On tient notamment cela de données de randomisation mendéléiennes, c'est à dire d'études qui randomisent les patients en fonction de leurs données génétiques qui prédisent le taux de LDL-cholestérol.

Troisièmement, comment on peut faire aujourd'hui en France pour obtenir un taux de LDL-cholestérol dans la cible thérapeutique après un infarctus du myocarde ? Vous le savez sûrement, on a aujourd'hui en France à disposition trois types de molécules : les molécules les plus connues et les plus anciennes dans cette indication sont les statines. Il est aujourd'hui recommandé d'utiliser de fortes doses de statines dans cette indication, donc notamment l'atorvastatine 80mg et la rosuvastatine 20 mg qui sont toutes les deux associées à peu près à une réduction de 50 à 55 % du LDL-cholestérol.

La deuxième classe thérapeutique, c'est l'ézétimibe qui empêche l'absorption digestive de cholestérol et qui va permettre de réduire le taux de cholestérol d'environ 15 à 20 % supplémentaire.

Enfin, la troisième grande catégorie de traitement, ce sont les anticorps anti PCSK9 et notamment l'évolucumab et l'alirocumab qui réduisent toutes les deux de manière assez similaire, le taux de LDL-cholestérol d'environ 60 %.

Si on pull ces trois molécules pour traiter un patient, on va obtenir une réduction d'environ 80-85 % de son LDL-cholestérol, ce qui veut dire qu'aujourd'hui en France, on est tout à fait en mesure de pouvoir obtenir la cible thérapeutique pour nos patients en prévention secondaire qui, je vous le rappelle, après un événement cardiovasculaire aigu, doit être un taux de LDL-cholestérol inférieur à 0,55g et une baisse d'au moins 50 % par rapport au taux qui existait avant la prise en charge de cet événement.

Enfin, le dernier point est qu'il est extrêmement important d'envisager le suivi de ces patients, c'est à dire que c'est une bonne chose de lutter contre l'inertie thérapeutique et d'introduire les traitements très tôt, précocément, à la bonne dose et donc à une dose efficace assez forte; mais il est aussi extrêmement important de surveiller ces patients avec un bilan biologique rapproché. On estime aujourd'hui qu'après une modification thérapeutique qui cible le LDL-cholestérol, on peut obtenir l'effet escompté entre quatre et huit semaines. Il n'est donc pas nécessaire d'attendre plusieurs mois avant de recontrôler le LDL-cholestérol : on peut recontrôler ce LDL-cholestérol au bout de 4 à 8 semaines et de nouveau adapter la thérapeutique pour améliorer cette inertie thérapeutique et ce contrôle du LDL-cholestérol.

En conclusion, les trois points sont :

- Lutter contre l'inertie thérapeutique
- Savoir utiliser les molécules et parfois les utiliser en combinaison, notamment pour les statines et l'ézétimibe
- Avoir une bonne idée des cibles de LDL-cholestérol qu'on doit atteindre après un infarctus, notamment inférieur à 0,55g/L et une baisse de plus de 50 %.

Voilà, je vous ai refait ici la synthèse de ce que j'imagine de la prise en charge du LDL-cholestérol après un infarctus du myocarde.

Bonne journée à tous.

à propos de cette vidéo

Orateur

Pr Gilles Lemesle

Fonction

Cardiologue

Lieu

Nice

date

14 & 15 juin 2024

Durée

5 minutes

Htag

#dyslipidémie, #LDL-cholestérol, #statines, #ézétimibe, #cardiovasculaire

 

VIATRIS SANTE, RCS Lyon 399 295 385, 1 rue de Turin – 69007 Lyon, locataire gérant du fonds de commerce de Viatris Up. VIATRIS SANTE, 1 bis place de la Défense - Tour Trinity - 92400 Courbevoie, établissement secondaire exploitant - FR-NON-2024-00535 - Octobre 2024

Les essentiels : Télésurveillance

REDIFFUSION WEBINAIRE Cardiologie du 14 et 15 juin 2024

Que retenir de la session « La technologie au service de la santé dans le cas de l’insuffisance cardiaque » ?

L'interview post-session plénière sur la prise en charge des patients insuffisants cardiaques avec la télésurveillance :

Ces masterclass ont aussi été l’occasion d’aborder l’intérêt de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque pour diminuer le nombre d’hospitalisations des patients insuffisants cardiaques et améliorer leur qualité de vie.

Avec son cadre réglementaire et administratif relativement simple et grâce à la coordination des équipes pluridisciplinaires, la télésurveillance est un bon exemple de technologie au service de la santé.

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Que retenir de la session « Traiter tôt, intensément et précocement : optimisation du LDL-c et syndrome coronaire aigu » ? par le Pr Gilles Lemesle

Transcription de la vidéo

Dr Lequeux : Bonjour, je suis le docteur Benoît Lequeux de Poitiers.

Dr Jamal : Bonjour, je suis Fadi Djamal, cardiologue dans la région lyonnaise.

Dr Lequeux : Nous avons animé une session plénière sur les nouvelles technologies et notamment la télésurveillance dans l'insuffisance cardiaque.

On a commencé par rappeler qu'enfin la télésurveillance de l'insuffisance cardiaque était tombée dans le droit commun : on peut donc s'en servir au quotidien.

On a de nombreuses études maintenant qui prouvent l'efficacité de l'utilisation de la télésurveillance, que ce soit avec des objets invasifs ou non invasifs selon certains modèles de télésurveillance. La télésurveillance marche pour diminuer la mortalité et pour diminuer les réhospitalisations pour l'insuffisance cardique. Donc on peut en pratique proposer ce système à nos patients. Il y a un cadre bien particulier pour intégrer ces patients en télésurveillance. Il y en a deux principalement :

- Le patient a été hospitalisé pour une insuffisance cardiaque dans les douze derniers mois
- ou le patient présente un NYHA≥II avec des marqueurs NTproBNP et BNP élevés.

Après, selon la gravité des patients, vous allez avoir différents niveaux de prise en charge, donc des facturations différentes. Plus votre patient va être grave et va avoir des comorbidités, plus vous allez pouvoir le facturer sur la tranche de six mois, qu'on peut renouveler pendant six mois.

Ce qui est important également, c'est qu'il y a un cadre réglementaire et administratif pour déclarer cette télésurveillance, qui est quand même relativement simple. Il faut aller sur les sites que vous pouvez trouver sur la présentation.

Donc notre message est que la mise en place de cette activité est relativement simple.

Après, est-ce qu'il faut systématiquement utiliser des objets connectés pour pouvoir faire de la télésurveillance ? En France, ce n'est pas obligatoire. Il y a des pays comme aux États-Unis où la FDA donne l'obligation d'avoir des objets connectés, mais en tout cas, en France, c'est une recommandation. Vous pouvez donc faire de la télésurveillance avec ou sans objet connecté, selon le profil de votre patient. A l'avenir, il est très probable qu'on puisse utiliser certains capteurs soit actifs ou passifs avec l'aide de l'intelligence artificielle pour justement dépister précocement les signes de première décompensation et pouvoir traiter.

Un autre message important quand on fait de la télésurveillance, c'est qu'il va falloir traiter les alertes. Si on ne traite pas ces alertes, le patient va continuer à avoir des épisodes d'insuffisance cardiaque et donc le message, c'est de dire que lorsqu'une alerte est repérée, on va la traiter et en la traitant, le patient va s'améliorer : dans les études, on a une efficacité de l'utilisation de ce genre de système.

Pour mettre ces systèmes en place, il faut une certaine organisation dont je te propose de parler :

Dr Jamal : Vous l'avez compris qu'on soit patient ou professionnel de santé, l'insuffisance cardiaque, c'est une maladie grave, où il peut arriver beaucoup d'événements qui peuvent aller jusqu'à la mortalité ou des hospitalisations. Le but de la surveillance et de la télésurveillance, c'est d'éviter ou diminuer ces épisodes et améliorer le pronostic et la qualité de vie du patient.

Pour un cardiologue libéral comme moi, c'est une charge lourde si je dois affronter cette télésurveillance tout seul. Il est donc capital de travailler en équipe, et il y a déjà des équipes constituées avec les professionnels existants : le médecin traitant, le pharmacien, le biologiste, les infirmiers libéraux, les kinés. Le but, c'est de coordonner. Mais il y a aussi des nouveaux métiers qui arrivent, comme les infirmiers spécialisés dans l'insuffisance cardiaque ou les infirmiers en pratique avancée qui peuvent vraiment intervenir fortement dans le suivi et même les changements de traitement.

L'objectif est de gérer au plus vite quand il y a une déstabilisation de l'état du patient, qu'elle soit déclenchée par lui ou par certains paramètres qu'on va mesurer quand on fait la télésurveillance comme le poids qui est un peu le facteur principal, ou d'autres paramètres sans entrer dans les détails.

Comment on communique entre nous ?

La télésurveillance donne un cadre numérique, permet d'échanger des informations. Mais il y a aussi d'autres moyens comme la téléexpertise, qui est un échange de messages sécurisés entre professionnels de santé, qui est aujourd'hui rémunéré par l'assurance maladie, qui permet aux infirmiers, aux médecins, spécialistes ou non, de solliciter ou de partager des informations avec d'autres professionnels de santé, pour leur demander leur avis ou les alerter sur l'évolution d'un patient. Cela nous permet in fine d'aller plus vite dans la prise en charge et d'éviter les futures hospitalisations et d'améliorer la survie de ces patients qui sont graves, qui sont à risque d'avoir des événements très fréquents.

à propos de cette vidéo

Orateur

DR FADI JAMAL & DR BENOIT LEQUEUX

Fonction

Cardiologues

Lieu

Nice

date

14 & 15 juin 2024

Durée

5 minutes

Htag

#télésurveillance, #insuffisancecardiaque, #décompensation, #paramédicaux, #cardiologuelibéral, #cardiologuehospitalier

 

VIATRIS SANTE, RCS Lyon 399 295 385, 1 rue de Turin – 69007 Lyon, locataire gérant du fonds de commerce de Viatris Up. VIATRIS SANTE, 1 bis place de la Défense - Tour Trinity - 92400 Courbevoie, établissement secondaire exploitant - FR-NON-2024-00535 - Octobre 2024

Rediffusion interview Stéphane Diagana

REDIFFUSION WEBINAIRE Cardiologie du 14 et 15 juin 2024

Pathologie cardiaque chronique et sport de haut niveau : quels points communs ?

L'interview de Stéphane Diagana sur l'importance de l'activité physique dans la prise en charge des patients atteints de maladies cardiaques chroniques :

Dr Beauvais (Cardiologue, Paris) et Dr Désormais (Médecin vasculaire, Limoges), avec notre invité surprise Stéphane Diagana (athlète, ancien champion du monde de 400m haie) se sont permis de dresser un parallèle intéressant - source d'inspiration et de motivation - entre le patient atteint d'une maladie chronique et le sportif de haut niveau.

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Les essentiels : Dyslipidémie

Que retenir de la session « Traiter tôt, intensément et précocement : optimisation du LDL-c et syndrome coronaire aigu » ? par le Pr Gilles Lemesle

à propos de cette vidéo

Orateur

Stéphane Diagana, Dr Florence Beauvais, Dr Iléana Désormais

Fonction

Athlète, Cardiologue, Médecin vasculaire

Lieu

Nice

date

14 & 15 juin 2024

Durée

43 minutes

Htag

#JO, #sport, #activitéphysique, #prévention, #pathologiechronique, #motivation

 

VIATRIS SANTE, RCS Lyon 399 295 385, 1 rue de Turin – 69007 Lyon, locataire gérant du fonds de commerce de Viatris Up. VIATRIS SANTE, 1 bis place de la Défense - Tour Trinity - 92400 Courbevoie, établissement secondaire exploitant - FR-NON-2024-00535 - Octobre 2024